Standardisation des parcours : l’architecture moderne en mal d’inspiration – Août 2012

La popularité croissante de notre jeu depuis les années soixante s’est accompagnée d’une certaine uniformisation des parcours. Malgré son solide ancrage dans des valeurs traditionnelles, le golf n’a pas échappé aux griffes d’une société de consommation préférant la quantité à la qualité et la rentabilité à l’authenticité. cette évolution regrettable n’est toutefois pas sans vertu lorsqu’elle incite une nouvelle génération de designers révoltés à revenir aux sources de l’architecture.

La modernité est synonyme de progrès, mais elle a aussi ses revers : certes nous voyageons plus vite et nous communiquons incroyablement facilement, mais nos ressources sont menacées et nos aliments perdent leur goût. Condamnées à grossir ou à mourir, les industries modernes recherchent âprement la croissance au moyen de produits « alléchants » élaborés par des équipes marketing et commerciales surentraînées. Le golf, pourtant associé à des valeurs de calme et de tradition, n’échappe pas à ce phénomène planétaire : victime de son succès, il est aussi devenu affaire de gros sous. Il faut s’en réjouir dans une certaine mesure, mais gare aux conséquences lorsque l’argent prime la qualité et la vérité du jeu. Trop souvent hélas, lorsqu’il sert d’argument de vente pour des programmes immobiliers ou des destinations touristiques, le golf est en effet traité comme un accessoire. Résultat : des parcours sans âme, souvent bien réalisés et bien entretenus, mais totalement dépourvus d’originalité, de créativité et d’authenticité.

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