L’art délicat des Par 3 – Juillet 2013

Que serait le golf sans par 3 ? Spectaculaires, inspirants, redoutables ou délirants, les trous courts sont adorés des golfeurs. Rythmant agréablement nos parties, ils proposent une rupture dans le cours du jeu, tant sur le plan esthétique que stratégique. Quels
sont les secrets des bons par 3 ? Tour d’horizon d’une forme architecturale complexe et exigeante.

Dans bien des domaines, la langue de Shakespeare se révèle plus riche et plus imagée que celle de Molière. En golf, ce que le français qualifie simplement de « par 3 », connaît divers noms d’usage chez les Anglo-Saxons : short hole, one-shotter, pitch-and-putt, une multitude d’appellations qui font honneur à la diversité de cette catégorie. Simplissime dans sa définition (1 coup + 2 putts), le par 3 s’avère en effet la typologie golfique la plus polymorphe, comptant quantité de variations imaginées par des générations d’architectes. Quoi de commun par exemple entre le 8 de Royal Troon (110 mètres) et le 16 de Cypress Point (210 mètres) ? Il n’existe pas d’inventaire planétaire complet des par 3, mais on estime leur nombre à environ 150 000, tous uniques, même lorsqu’ils s’inspirent d’un modèle existant. À une époque obsédée par la puissance et la longueur des drives, la popularité des par 3 nous rappelle fort à propos que le golf reste avant tout affaire de jugement et de précision.

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