Le Golf et les arbres : un amour impossible ? – Décembre 2013

Agréables décors de nos parcours, les arbres peinent à trouver leur juste place dans l’architecture. obstacles encombrants malaimés des puristes, ces nobles végétaux sont également nuisibles à la santé des gazons, deux défauts majeurs exigeant de contenir strictement leur présence. sans aller jusqu’à bannir les arbres des paysages golfiques, des coupes régulières sont indispensables à l’intégrité du jeu.

Le golf peut-il fournir plus belle image qu’un long fairway immaculé ondulant entre de grands arbres majestueux ? Quoi de plus apaisant qu’un parcours en forêt, loin de l’agitation et du stress de la vie citadine ? Comme le vacancier rêve de soleil, le golfeur veut jouer dans les bois, quitte à y perdre ses balles et à y fracasser ses clubs. Ainsi va le golf qui n’en est jamais à un paradoxe près ! Pourtant, l’association du golf et des arbres n’a rien d’une évidence. Jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale, on jouait presque exclusivement sur des terrains non boisés, même à l’intérieur des terres lorsque le jeu quitta les plages pour se rapprocher des grandes villes. Ce n’est que petit à petit, entre croissance naturelle et plantations répétées, que la végétation a finalement envahi tous les parcours, un drame auquel seuls les vrais links sont parvenus à échapper. D’une époque à l’autre, d’un parcours à l’autre, la place des arbres ne cesse d’animer un débat passionnant et passionné, où notre amour de la nature l’emporte souvent sur la logique golfique.

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